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Ces petites (et grandes) choses que j’ai apprises en 2017

On est jamais mieux servi que par soi-même

L’année 2017, d’un point de vue énergétique, était une année de renouveau, d’espérance, et par conséquent de réalisation de soi car les « années 1 » (2+0+1+7=10 donc 1) sont des crus idéals pour entreprendre et se lancer dans de nouveaux projets, même si ces derniers échouent. Mieux vaut ne pas les subir, car elles ouvrent la voie à un cycle de 9 ans ! De ce fait, tout ce que j’ai entrepris en duo ou en groupe n’a pas vraiment fonctionné comme je le souhaitais. Cela ne veut pas dire que cela n’était pas bien, au contraire, c’est juste que tout s’est toujours déroulé dans une volonté de me faire entendre que j’étais le seul commandant à bord de mon bateau, et que personne ne pouvait mieux le diriger que moi – et qu’il fallait que je construise les fondations de mon ouvrage avant de faire intervenir d’autres ouvriers. J’ai donc essayé de m’associer plusieurs fois, mais les quelques personnes à qui j’ai aveuglement donné ma confiance n’ont jamais tenu leurs engagements. Et le plus beau de mon année a finalement été méticuleusement confectionné lorsque j’étais seule entre les quatre murs de ma chambre, depuis laquelle j’ai tout ou presque crée de LA BALI BOX, ou encore sur ma planche de surf, en tête à tête avec l’océan.

Je suis donc pleine de gratitude envers toutes les personnes qui, sans le savoir, m’ont incitée à bâtir des petits empires par moi-même 🙂

L’Univers a toujours un meilleur plan

J’ai attaqué l’année 2017 pleine de projets… Une installation ambitieuse à Bali, des retraites de Yoga organisées en binôme avec des personnes que j’adorais, l’envie d’aller encore plus loin dans ma pratique de Yoga et un désir ardent de surfer. Mais deux semaines seulement après que je sois arrivée, mon monde (matériel) s’est un peu écroulé. La villa dans laquelle je séjournais a été cambriolée et toutes mes affaires de valeur ont disparu – tout l’argent en liquide que j’avais mis de côté après avoir enseigné tout l’hiver, le nouvel ordinateur que j’avais attendu deux ans avant d’acheter, mon enceinte… Sur le moment, j’ai ressenti une profonde injustice et négligence de la part des personnes sur qui je comptais. Puis j’ai commencé à écouter ce qu’il se passait en moi, mon intuition qui me soufflait d’ajuster ce qui était initialement au programme et de me faire confiance. J’ai donc pris la décision de lâcher prise sur le matériel que j’avais perdu, pardonner aux personnes impliquées et re-moduler l’organisation des retraites. ALOHA YOGA est alors né, et d’autres rencontres sont venues se greffer au projet, plus en accord avec mes valeurs.

Je ne regrette pas d’avoir perdu mes biens… Les petits accidents sont une grande opportunité de faire les ajustements nécessaires pour que se manifeste notre légende personnelle !

La vraie spiritualité ne se voit pas

En 2017, j’ai eu le plaisir – et le déplaisir – de constater que ceux qui en disent le plus en font le moins. Je me suis connectée à des personnes qui parlent beaucoup, mais ne mettent pas grand chose en place de ce qu’ils ambitionnent. J’ai vraiment cru avoir trouvé des sources d’inspiration, je me suis même allégrement comparée en me disant que, wow, j’avais encore énormément de chemin à parcourir… Jusqu’à ce que je découvre le fameux miroir aux alouettes. Cela m’a permis de re-estimer ce que j’avais MOI à l’intérieur que personne ne voit, et de le cultiver car c’est cette richesse qui, dans le futur, se manifeste quoi qu’il arrive au travers des actions… Et fait d’une personne ce qu’elle est.

Comme un revers de médaille, j’ai également eu la chance de rencontrer des personnes que je croyais être des âmes plus ou moins égarées alors qu’en réalité, elles avaient tant de vérité intérieure, tant à m’apprendre… Pour autant, elles ne faisaient jamais de grands discours sur leur savoir, tout simplement parce qu’elles avaient trop d’humilité pour en avoir elles-mêmes conscience.

Je ne peux que remercier mon intuition qui m’ouvre la voie avec tellement de sagesse, et me permet de discerner ceux qui viennent pour me guider de ceux qui viennent pour être guidés 🙂

Les âme sœurs se rencontrent quoi qu’il arrive

La plupart des gens pense que l’âme sœur est une rencontre romantique et pourtant… En 2017, j’ai eu une nouvelle fois la chance de découvrir qu’elle peut aussi être amicale sinon fraternelle – après tout, il s’agit d’une âme « soeur ». Margaux, que vous avez probablement vu sur une multitude de mes photos si vous me suivez sur les réseaux sociaux, m’a contactée pendant l’année au sujet d’une retraite de Yoga que j’organisais quelques mois plus tard. Nos messages sont restés en suspens, jusqu’à ce que j’annonce sur Facebook être en quête d’une plume pour la session du mois de septembre. Aussitôt, Margaux postule et sans même que je ne fasse le lien avec les messages échangés au préalable, je la choisie. Quand je me rends compte qu’il s’agit de la même Margaux qui m’avait contactée avant, je me dis que le destin fait son travail contre toute attente. Peu de temps après notre rencontre dans le monde réel, on s’est indéniablement « reconnu ».

Je pourrais tenter de raconter nos moment de complicité, mais il n’y a pas de mot pour décrire l’indicible 😉

Le vrai amour est parfois juste sous nos yeux

En 2017, je me suis mise en couple – encore et encore – par peur d’être seule, ou plutôt par envie d’être avec quelqu’un, par attachement, plus que pour ce que la personne était réellement au fond d’elle – mais si cela va sans dire que je lui trouvais des qualités. Puis j’ai bien sûr rompu et passé du temps avec moi-même, multipliant parfois les rencontres, me projetant avec celui que je pensais avoir tout ce que je désirais chez l’autre – de la profondeur d’âme, du vécu, de la sagesse… et tirant un trait sur ceux qui, en apparence, ne me convenaient pas – communication compliquée, réaction impulsive et j’en passe…

Pour finalement découvrir que celui avec lequel je m’imaginais le plus ne me faisait pas du tout vibrer au quotidien, alors que celui à qui j’avais totalement renoncé était en réalité la personne avec laquelle je me sentais le mieux, tant mon corps ne répondait plus de lui-même en sa présence, comme si en dépit de nos forts caractères et grands ego, nos âmes s’étaient de toutes façons choisies.

Depuis, les journées sont loin d’être de tout repos, mais l’amour s’écrit avec un A majuscule.

La vie peut s’en aller en un éclair…

Ce fut je crois l’un des moments les plus troublants de mon année. Alors que nous avions décidé d’aller surfer un après-midi orageux avec Margaux, la foudre s’est abattue sous nos yeux sur un surfeur et son coach, alors qu’ils sortaient de l’eau après leur leçon. On est bien évidemment jamais préparé à voir la mort, mais la voir d’aussi près, aussi violente… Et surtout, la voir oeuvrer ainsi, prenant la vie d’une personne sous les yeux de celle qu’il s’apprête à épouser – car oui, sa fiancée était sur la plage. En apprenant ce à quoi j’avais assisté, une amie m’a répétée la phrase que disait souvent son grand-père : « La nature n’est pas cruelle, elle est indifférente ». Ce jour-là, dans l’eau, nous étions tous en train de surfer : Margaux et moi, nos copains, des surfeurs que je vois tous les jours sans forcément connaître leurs noms. Nous étions tous là, et nous avons tous joué à la roulette russe.

Peu de temps après, en rentrant dans l’eau avec ma planche, j’ai dédié ma session de surf à Denis, qui a perdu la vie. Et j’ai pris les deux plus grosses vagues de toute mon existence…

‘You need chaos in your soul to give birth to a dancing star !’

En 2017, j’ai aussi dû dealer avec la douleur chronique et lancinante de ma blessure au dos – voir : Etre belle, et guérir, dans l’ombre de soi-même. Cet état de souffrance physique permanent a mis ma psyché à rude épreuve… Non seulement parce que la douleur fut insupportable, mais aussi parce qu’elle m’a pris beaucoup de choses que j’aimais. Tant est si bien que, après des mois de résistance – qui peut accepter d’avoir mal ? j’ai fini par m’abandonner à la part d’ombre qui ne demandait qu’à s’exprimer et qui, avec cette blessure, avait enfin trouvé une porte de sortie… Dans cette part d’ombre, j’ai étrangement réussi à trouver du confort, matière à écrire, un chemin pour me connaître davantage et accepter que je puisse être le contraire de la lumière, sans que cela soit quelque chose de honteux ou répressible.

Ce fut aussi la meilleure opportunité de faire naître le sentiment de gratitude que je savais indispensable pour accéder à la guérison tant attendue – guérison qui est encore en cours. Merci à Nietzsche d’avoir mis les mots sur un si joli phénomène – cf la citation plus haut… 🙂

Et vous, quel bilan tirez-vous de cette année de changement ?

2 Commentaires

  1. Az
    7 janvier 2018

    Je fais partie de ce genre de gens qui étaient accrocs au cul, fidèles, doux en amour et qui ont encore changé par amour, malheureusement, je ne suis plus avec celle que j’aime. J’ai appris la sagesse, l’humilité, découvert des miracles de l’univers dont je n’aurais pas pût avoir connaissance avant et je me dis que… dans la vie, si t’as la chance d’avoir un bon gars, même si il est pas parfait, dis-lui, il peut toujours changer. J’ai construit un plan moi aussi, malheureusement, je ne m’y étais pas assez donné de place, laissant les autres trop haut. J’ai pas trouvé qui que ce soit pour me sentir mieux, j’ai traversé mais rien n’y a fit et finalement je me rends compte que la personne que j’aime resteras toujours celle avec qui je veux être tant que je serais en ce monde. En manque de sexe de temps en temps mais ça se contrôle très vite. J’ai eu une période « pauvre » et dévouée, jusqu’à manger des poubelles, à chaque jour qui passe les regrets et trop souvent les larmes s’écoulent. Elle me manque, c’est tout d’elle que j’aimais. Les potes passent le temps quand on se voit, la famille aussi, ça fait du bien. j’espère encore qu’elle soit heureuse, j’espère encore la revoir, j’espère encore qu’elle aura vu et vécu le beau, le bon et pas su ni vécu le comment. Comme une sorte de…..

  2. Pêche & Églantine
    10 janvier 2018

    Je dois avouer que ton article me touche énormément et que je me retrouve dans pas mal de points. Tes propos font échos en moi car 2017 a aussi été une année où j’ai beaucoup appris, sur moi, sur les autres, sur la vie te le monde qui nous entoure. Rien n’est jamais parfait et c’est bien la manière dont on voit les choses qui fait que l’on ressent de la joie, de la tristesse, de la colère…
    J’aime apprendre, me sentir évoluer et grandir et même si ce qui arrive n’est pas toujours rose, je suis persuadée que cela nous est toujours bénéfique.
    J’espère que 2018 nous réserve encore de belles et heureuses surprises.

    A bientôt,
    Pêche
    https://pecheneglantine.fr

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