Tales of the Sea

Live in the water, love by the moon

Flamme jumelle : le miroir de l’âme, la fusion qui sépare…

J’ai toujours su, d’un point de vue intellectuel, ce qu’était l’amour inconditionnel. Je le savais parce que je l’avais lu, parce qu’on m’en avait parlé, parce que j’avais vu des films intéressants sur le sujet, parce que les grands sages disaient « l’amour, c’est ça ». Je savais en parler, le conceptualiser, l’imaginer… Je ne l’avais cependant jamais vécu, ce qui revenait à dire qu’en vérité, je n’ai jamais su ce qu’étais vraiment l’amour inconditionnel.

Puis, un jour, j’ai compris que l’amour était d’abord l’amour de soi. Je l’ai compris mais je n’en ai pas tout de suite fait l’expérience. Il a d’abord fallu traverser des tempêtes et ce qu’on appelle la nuit noire de l’âme, avant de pouvoir enfin me donner un peu de ce que j’aurais voulu qu’un autre me donne. Ce moment de délivrance est arrivé quand j’ai commencé à m’aimer suffisamment, même si ce n’était toujours pas assez, pour cesser d’aspirer à ce que cet amour me soit donné par une autre personne que moi-même. C’est le jour où j’ai commencé à devenir ma meilleure amie.

Alors le tri s’est petit à petit installé… Mettre un terme aux relations karmiques (voir l’article “Amour karmique : guérir les blessures invisibles de l’âme“) et cesser de perdre mon énergie dans des situations toxiques et répétitives. Ne plus faire aucun compromis sur moi-même – tout du moins des compromis qui, au bout du compte, me font sentir en désaccord avec la personne que je suis. M’écouter avant tout et devenir ma priorité. C’est aussi le moment où, parce que je faisais de l’espace, de nouvelles intentions ont pris forme, telles qu’être bien seule avec moi-même, m’aligner avec les aspirations profondes de mon âme et manifester des personnes qui me hissent vers le haut et que je hisse vers le haut également. L’équilibre, la modération, le respect mutuel.
J’ai été surprise de voir à quel point, en me concentrant sur ce que je voulais manifester, ma réalité s’est transformée rapidement… Notamment en faisant une rencontre qui a bousculé mon existence. « Tomber » sur sa flamme jumelle est un événement violent, fulgurant et intense sur tous les plans. Si je devais la métaphoriser, je visualiserais l’étoile filante : une météorite pénètre ton atmosphère, et tout devient lumineux l’espace d’un instant. Elle disparaît, mais son souvenir est éternel. Elle a tout réduit en cendre, mais tout a été transformé sur son passage. Elle est indomptable, sauvage, destructrice et créatrice à la fois.

Que se passe-t-il exactement ? Deux énergies similaires, incarnées dans des enveloppes physiques différentes, se retrouvent enfin et unissent « à nouveau » le fluide identique qui les habite – j’écris « à nouveau » entre guillemets parce que ces énergies ont en réalité toujours été liées. Le sentiment de complétude est absolu et immédiat – cela ne veut pas dire que l’on est incomplet sans l’autre, au contraire puisque l’on a déjà cheminé pour dissoudre les croyances que nous avons besoin d’un autre pour être complet, et que c’est justement ce qui nous a conduit à nous réunir. Le moment de la rencontre est, quand on y repense, assez incongru. On ne s’y attend pas, un peu comme si l’on s’était inconsciemment maintenu dans un état de candeur absolue qui, par la suite, va renforcer les effets de la réunification. Néanmoins, si l’on y regarde de plus près, une multitude de signes nous ont montré la voie : des discussions autour de l’âme sœur, des pensées régulières centrées sur l’amour inconditionnel et le désir d’en faire l’expérience, des circonstances improbables qui font que nous sommes exactement au bon endroit au bon moment, des clins d’oeil de l’Univers, des chassés-croisés invraisemblables, des connexions qui nous échappent mais qu’on ne peut toutefois ignorer tant elles sont puissantes.

Le premier regard est bien souvent révélateur. Ce n’est cependant pas nécessairement un coup de foudre, mais plutôt la joie de (re)tomber l’un sur l’autre, le plaisir de (re)découvrir ce visage familier… Ce court instant pendant lequel cette vibration que l’on reconnaît nous traverse et nous transporte. Son énergie nous est étrangement familière et l’on sait, ou plutôt l’on sent, que nous ne sommes pas le seul à reconnaître l’autre. Tout, absolument, est réciproque. Les échanges coulent de source, la discussion va d’elle-même, le temps n’existe plus.
En parallèle, l’unification s’opère sur tous les autres plans – elle est même en réalité déjà là au moment de la rencontre. Mais une fois qu’elle s’opère aussi enfin sur le plan matériel, c’est un véritable volcan qui entre en éruption, car le corps physique vit en réalité une connexion soudaine avec l’astral – ce qui peut être particulièrement violent. Toutes les flammes jumelles ne vivent pas nécessairement de relation romantique… Néanmoins, si tel est le cas, les deux protagonistes peuvent faire l’expérience, à travers leur énergie unique, d’une véritable montée de Kundalini – si le sujet vous intéresse je vous invite à lire mon article “Ces vérités étonnantes sur l’Univers qui me sont apparues pendant une montée de Kundalini“.
L’ouverture au niveau du cœur énergétique est par ailleurs tellement puissante qu’elle en est presque douloureuse, comme si c’était trop fort pour être supporté. L’énergie circule de façon tellement libre qu’on ne peut l’apprivoiser… Elle déferle tel un tsunami et débloque tout sur son passage. On passe par une multitude d’états émotionnels. C’est indescriptible, effrayant et exaltant à la fois.

Muhammed Salah

Souvent, le timing est à la fois parfait et imparfait. On est prêt à être ensemble sur une multitude de plans, mais dans le monde matériel de nombreux obstacles nous barrent la route. Certains disent que c’est pourquoi les flammes jumelles ne sont pas, dans l’absolu, destinées à être ensemble. Moi, je pense que ces obstacles sont justement là pour être surmontés car pendant que l’on est à l’oeuvre, un nouveau travail commence…

Etre avec sa flamme jumelle, c’est d’une part faire l’expérience de l’amour à un niveau supérieur – ou plutôt devrais-je dire au niveau qui lui est propre, car ce qui vibre d’amour vibre forcément à un niveau supérieur. L’autre devient sa priorité sans que l’on ait toutefois à faire de compromis sur soi-même. On est instantanément moins dans l’égo et naturellement plus dans le cœur. On est en symbiose sans empiéter pour autant la liberté de l’autre, on vit la synergie tout en ayant des vies et occupations respectives. On s’aime sans être attaché. On se respecte profondément. On se prend aussi beaucoup moins au sérieux, sûrement parce que la capacité à relativiser est décuplée. Ensemble, on est à la fois l’adulte, l’enfant, l’esprit et le corps. C’est l’unification suprême, l’équilibre des polarités, la combinaison parfaite, l’alignement ultime. C’est un amour pur, libre, insaisissable… Qui nous prépare cependant à être séparé, car c’est en effet dans la séparation que l’amour des flammes jumelles va transformer ce que nous sommes.

Comment est-ce possible ? En fait, on s’aime de la plus intense des façons et cet amour est tellement inconditionnel, tellement pur, qu’on est prêt à laisser l’autre partir à tout moment – cela ne veut pas dire que c’est facile ou évident. On a simplement atteint un niveau de compréhension et de lâcher prise tels, qu’on a pas / plus besoin d’être ensemble physiquement pour ressentir cette énergie qui circule, cette connexion cosmique. Le bien-être de l’autre est tellement essentiel que s’il devait prendre la décision de partir pour continuer à être bien, on finirait par l’accepter. Certes, une part de nous exprimerait une profonde tristesse, une déception certaine, mais elles seraient incomparables face au contentement de savoir l’autre faisant ce qui l’épanouit, faisant ce que son âme doit faire dans cette vie à cet instant. Si l’univers en a décidé ainsi, let it be. Certes, parvenir à cet état de détachement suprême nécessite un immense travail sur soi, et il est fort possible de passer par des états de rage intenses, de sentiments d’injustice… D’autant que ce besoin de se séparer va se manifester régulièrement : il y a toujours une des deux parties qui a quelque chose à régler, une raison de partir ou de laisser les choses en suspens. Il arrive aussi parfois que la connexion est trop intense à assumer… Mais tout, absolument tout, se manifeste uniquement dans le but que s’opère enfin la transformation intérieure, qui va ensuite transformer l’extérieur – laisser partir celui ou celle qu’on aime a en vérité le pouvoir de créer une nouvelle réunification. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle nous devons laisser l’autre partir – l’Univers n’est pas dupe, il sait quelles sont nos réelles intentions. Une fois que cette transformation est faite, vient alors le lâcher prise, qui résonne avec l’amour inconditionnel dont on fait alors l’expérience intérieurement.

Cet amour inconditionnel est philanthrope, il se meut dans l’abandon et l’abnégation. L’autre est libre, et dans l’expression de sa liberté on continuera de l’aimer – ce qui par extrapolation va aussi nous libérer de ce qui nous emprisonne lorsque nous sommes en résistance face aux choses qui doivent terminer. C’est accepter la fin, car la fin n’est pas la fin. La fin est un début. Ce n’est pas de l’assujettissement à la volonté de l’autre, ou du renoncement. Il ne s’agit pas non plus de baisser les bras sur l’existence, ou bien d’accepter « malgré », c’est plutôt accepter « parce que ». L’autre ne part pas pour nous faire du mal, pour nous punir ou nous manquer de respect. On est plus dans ses vieux schémas de victimisation, de syndrome d’abandon, de peur d’être seul, de non prises de responsabilités… On grandit, et cela passe par reconnaître que tout est impermanent, rien ne dure jamais indéfiniment. Tout est par ailleurs exactement tel qu’il doit être, c’est la volonté d’une conscience supérieure qui fait toujours au mieux – on le voit dans la nature, tout est au mieux, toujours. Et, enfin, l’amour est plus fort que tout ce que le « moi blessé », l’ego, pourrait tenter d’exprimer. L’amour est plus fort que toutes les peurs – qui ne sont en réalité que des idées erronées, une vision écorchée de l’existence. L’amour éclaire, et donc anéanti ces idées qui n’ont plus droit de cité quand on aime pour de vrai. Quand on aime d’amour, et non quand on aime de peur.

Merci à ma flamme jumelle pour tout l’enseignement qu’elle me transmet en étant juste ce qu’elle est, un bout de moi, qui suis moi aussi un bout d’elle, et qui me permet de m’élever au plus haut potentiel de mon âme… Mais surtout qui m’a fait comprendre que nous n’avons pas toujours besoin d’être physiquement ensemble pour y parvenir. 

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Une image bien sympa est normalement à cette place. Nous sommes sur le coup. « Island moon child », j'ai quitté ma vie parisienne pour m'installer à Bali où je mène de front plusieurs projets mais surtout où j'apprends, entre plusieurs péripéties tropicales, à me connecter aux éléments et à moi-même.

Ici, je partage avec vous ma vision de l'Univers, mes passions pour le surf, le Yoga, et le energetic healing – que je pratique sur l'ile des Dieux, ainsi que mon cheminement spirituel.

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